// À propos de l'auteur
Guillaume Lemeunier

Guillaume Lemeunier

Je sais montrer l'invisible et je ne peux pas m'arrêter d'apprendre

J'écris ici quand je dois structurer ma pensée ou partager une chose que j'ai apprise. Le plus souvent, c'est sur l'informatique, comment on construit les machines, ce qu'on leur demande de faire, ce qu'elles nous demandent en retour. Mais au fond, c'est surtout sur nous, les humains.

J'ai passé des années dans la tech en pensant que je construisais l'avenir. Puis j'ai essayé de prendre du recul et me demander ce que je faisais vraiment. Cette question m'a mené à observer l'histoire, la philosophie, de vieilles histoires qui semblent redevenir urgentes. Je me la pose toujours.

C'est ici que vit cette réflexion. C'est pour les gens qui se posent des questions difficiles sur la technologie et l'humanité, qu'ils travaillent dans la tech ou qu'ils vivent juste dans le monde. Aucune expertise requise, juste de la vraie curiosité.

// Mon parcours
1991

J'écris ma première ligne de code

En BASIC sur l'ordinateur Amstrad CPC 6128 Plus de ma famille. Probablement quelque chose qui demandait d'entrer son nom et affichait « Bonjour, Guillaume ». Mon jeu préféré était Rick Dangerous, un jeu de plateforme 2D au style cartoon dont le héros, inspiré d'Indiana Jones, est (d'après la légende) le père de Lara Croft de Tomb Raider, un jeu des mêmes développeurs créé quelques années plus tard... Je n'ai jamais réussi à dépasser le début du niveau 2 (sur un total de 4 niveaux... oui, les jeux étaient difficiles à l'époque...)

1993

Je reste bouche bée devant un film

À 9 ans, j'avais épuisé les livres sur les dinosaures dans toutes les bibliothèques locales. Quand ma tante me demande quel film aller voir, je n'ai pas hésité. Jurassic Park a été le premier film que j'ai vu au cinéma, et j'ai tout de suite compris que les ordinateurs pouvaient donner vie aux idées les plus folles. Cette passion a mis des années à trouver sa place. J'ai étudié l'ingénierie industrielle, attiré par la mécanique et les systèmes. Mais les images 3D ne m'ont jamais quitté. Je me documente depuis cette époque sur la façon dont ILM a réalisé la prouesse de ces effets spéciaux, tout en intégrant la 3D dans tous les projets possibles, jusqu'à ce que la passion devienne la carrière.

1998

J'overclocke mon premier processeur

Un Intel Pentium 120 MHz → 150 MHz : +25% et le processeur n'avait même pas de ventilateur ! J'apprenais en lisant des magazines, pour pouvoir jouer à Half-Life en 800x600 sur un écran 15" CRT au lieu de la résolution par défaut de 640x480. Plus tard, j'ai dépensé mes économies dans une carte graphique Diamond Monster 3D (3Dfx), qui était révolutionnaire à l'époque (4 MB de RAM vidéo !) Les pixels ont disparu et l'image devenait tellement réaliste !

1999

Je crée mon premier site web

Une simple page HTML faite avec Microsoft FrontPage (un logiciel ressemblant a Word qui faisait partie de la suite Office) pour partager des photos en noir et blanc de mes amis et moi à VTT. J'ai ensuite utilisé Macromedia Dreamweaver 3 pour avoir plus de contrôle sur le code et créer un site pour ma classe de lycée. J'ai commencé à faire des animations interactives avec Macromedia Flash 3. C'était de la pure créativité et liberté.

2000

Je crée ma première animation 3D

J'ai commencé à utiliser une copie pirate de 3D Studio MAX R3, fournie par mon prof d'électronique du lycée. C'était incroyablement difficile à apprendre, mais après avoir acheté un manuel épais comme un dictionnaire pour comprendre les bases, j'ai vite été accro à la création d'images 3D. Terragen était un autre logiciel incroyable à l'époque, il permettait de créer des paysages réalistes et faire du raytracing. C'était fou de penser qu'un adolescent dans sa chambre pouvait utiliser les mêmes outils que les artistes d'Hollywood !

2004

Je code une viewer 3D en partant de zéro

Pendant mes études d'ingénierie industrielle, mon esprit ne cessait de dériver vers la 3D. J'apportais ma touche à chaque projet scolaire, trouvant toujours un moyen de le relier à l'imagerie 3D. Pour une étude sur le moteur rotatif Wankel, j'ai laissé mon binôme gérer les calculs mécaniques pendant que j'animais le moteur dans 3DS Max, ajoutant des effets de particules pour le flux de gaz et les explosions, la caméra pivotant lentement sur une musique d'Enya. C'était majestueux ! J'ai aussi codé une visionneuse 3D en fil de fer en Visual Basic (aïe) qui pouvait importer et faire tourner (très lentement) n'importe quel maillage 3D, avec une interface personnalisée inspirée d'un ancien écran CRT.

2009

Je travaille dans la tech

Après avoir trouvé un chemin vers la technologie d'imagerie 3D dans mon cursus, je me spécialise en Simulation et Réalité Virtuelle. Je suis embauché comme ingénieur en photogrammétrie 3D pour la préservation du patrimoine. Je n'arrivais pas à croire qu'on me payait pour m'amuser à faire des numérisation 3D de bâtiments et d'artefacts anciens à travers l'Europe.

Fin 2012

Je crée une startup

Et si on fondait une entreprise avec deux copains juste pour s'éclater à construire des choses ensemble ? On a vraiment poussé ce qu'on pouvait faire au maximum (et au-delà), et je suis fier de l'équipe qu'on a formée. J'ai tellement appris pendant ces 8 années incroyables ! Mais j'ai trop longtemps carburé au seul travail. Mon tempérament de rêveur a fini par heurter la dure réalité du business, et il a fallu l'étrange bouffée d'air du confinement pour voir ce que je négligeais en silence : moi-même, et ma famille.

2020

Je réfléchis en étant confiné

Renouer avec le monde réel: la famille, le jardinage, le sport, le travail du bois, et ma propre tête. Aujourd'hui, j'essaie de tenir trois choses en équilibre : le travail nécessaire, les choses qui nourrissent mon esprit, et ma famille. Je n'y arrive pas toujours, mais j'ai cessé de faire comme si ça n'avait pas d'importance.

2022-2026

Je partage mon expertise

Je commence à travailler pour d'autres entreprises, en souhaitant partager ce que j'ai appris pendant le début de ma carrière. Je découvre alors que j'aime résoudre des problèmes organisationnels et humains parce qu'ils sont encore plus difficiles que les problèmes techniques. Je découvre aussi les conséquences des environnements de travail toxiques, aussi bien sur le travail produit, que sur la santé des employés. Cela nourrit ma réflexion pour la suite de ma carrière.

Maintenant

Je construis la suite

Toujours en train d'apprendre, et de chercher où je peux être le plus utile.

fin